Accueil  Suivi des débits de la rivière d 'Ain à  Pont d' Ain

Désormais suivez le débit en direct à cette adresse : http://pont-dain.meteo01.fr/articles.php?lng=fr&pg=195&mnu_modecol=W

 

Moyenne des débits en m3/seconde (mise à jour chaque vendredi soir voir 2 fois par semaine en cas de crue)

Observations au 21/01/09 : Le débit de l' Ain en cette période de l' année est relativement correct. On note avec le retour des perturbations atlantiques un débit moyen en hausse. Hier le 20 janvier la rivière a atteint un débit de 250 m3/sec en début de journée, phénomène qui ne s' était pas vu depuis la fin de l' année dernière. Pour les jours à venir on devrait connaitre un niveau en hausse qui pourrait atteindre les 400 à 500 m3/sec mais rien d' inquiétant bien évidemment. A noter que les bonnes pluies sur le platau d' Hauteville ces jours derneirs ont fait monter le niveau de l' Albarine avec un débit hier de près de 70 m3/sec. Le niveau de crue est constaté à 110 m3/sec pour cette rivière avec une période de retour à ce niveau estimée à 2 ans.

Observations au 8/12/08 : Le débit de la rivière d' Aine st assez constant depuis près d 'une quinzaine de jours suite aux précipitations régulières et parfois modérées surtout dans tout le secteur où elle prend sa source. La moyenne s' établit autour des 150 m3/seconde. C' est un niveau tyout à fait normal pour cette saison qui est une des plus humides de l' année.

Observations au 8/11/08 : Après une petite pointe le 22 octobre dernier, le débit de la rivière d' Ain en cette période automnale reste relativement bas. Il faut  dire que dans la partie jurassienne où il prend sa source les précipitations sont restées relativement calmes contrairement au reste de la région. Depuis quelques jours on constate une stabilisation du niveau voire une baisse en-dessous des 100 m3/sec; ce qui est inférieur aux valeurs normales d 'un mois de novembre. Les bancs de graviers sont très visibles au poste de Pont d' Ain. Les jours à venir, un temps de nouveau pluvieux est annoncé, ce qui devrait refaire monter un peu son niveau.

mois/jours

1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31

oct  2008

                          32,5 21,5 21,3 48,8       94,6 351 234 123 92,4 79,8 125 123 204 186 183
nov 2008 178 145 183 113 163 98,5 86,2 45,7 42,1 45,1 61,9 144 98,2 72,9 61,6 73 97,6 61,8 99,9 59,7 52,2 52,2 52,2 130 151 139 131 130 156 99  
déc 2008 158 124 134 139 195 204 170     162 157 150 147 107 140 149 130 97,7 63,5 41,5 48,3 98,7 63,2                

jan 2009

295

149

85,9

66,1

114

121

91,5

133

168

120

90,8

135

91,1

71,3

97,7

92,4

43,2

41,4

62,5

220

145

113

132

207

129

110

109 110 182 97,5 74,7

fév 2009

75,7

180

148

141

126

309

325

189

185

186

152

168

174

121

100

134

129

123

75,8

51,4

52,3

51,8

62

43,1

58,8

38,9

52,2

42,4

 

   
mars 2009

71,1

123

108

109

181

171

123

107

163

163

163

167

128

108

109

135

101

113

113

72,8

66,5

71,1

85,3

128

124

127

97,5

140

169 140 156
avril 2009

141

172

175

114

81,1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

STATISTIQUES MENSUELLES SUR LES DEBITS (en m3/s)

MOIS

jan

fév

mar

avr

mai

jun

jui

aoû

sep

oct

nov

déc

Mensuel
le plus bas
observé

21.3
en
1964

31.3
en
1993

33.7
en
1993

19.1
en
2002

24.2
en
1960

9.05
en
1976

7.81
en
1989

5.51
en
1991

7.39
en
1996

1.23
en
1985

8.48
en
1978

41.0
en
1963

Quinquennal
sec

69.2

75.8

84.4

62.9

51.6

32.9

19.6

13.5

20.6

26.1

56.0

89.0

Moyen

140

151

146

131

102

71.5

47.9

36.8

66.8

93.1

132

152

Quinquennal
humide

205

212

199

191

144

103

70.4

52.1

99.3

157

198

206

Mensuel
le plus haut
observé

329
en
1995

412
en
1970

372
en
2001

318
en
1970

422
en
1983

249
en
1987

164
en
1980

164
en
1963

233
en
1965

271
en
1974

418
en
2002

350
en
1965

 

PERIODE DE RETOUR DE CRUE (en m3/s)

Période de retour de crue

2 ans

5 ans

10 ans

20 ans

50 ans

100 ans

Débit instantané calculé

900

1 200

1 400

1 600

1 900

 

 

CRUES HISTORIQUES (en m et m3/s)

Date

Côte

Débit

Commentaire

1 décembre 1961

 

1 900

 

mars 1977

 

 

  Habitations de la rive gauche à Pont d' Ain inondées (30 cm d' eau environ); ce fut la dernière grande crue.

24 novembre 2002

2.72

920

Camping de Priay  envahi par l' eau 

Source : rdbmc

 

Un peu de géographie

L'Ain est une rivière de France qui prend sa source en Franche-Comté, à Conte (Jura) près de Nozeroy à environ 700 mètres d'altitude, et se jette dans le Rhône (rive droite) en face d'Anthon après avoir parcouru 195 kilomètres. Elle a donné son nom au département de l'Ain. Son débit moyen est de 123 m3/sec au point de versemernt dans le Rhône.

Source de l' Ain

 

La rivière arrose Champagnole et Pont-d'Ain.

L'Ain draine le Jura méridional, le plus élevé, le plus arrosé grâce à l'obstacle des crêtes disposées selon une orientation Nord-Sud (cela explique un débit important : 123 m³/s à la confluence). Son réseau, commandé par le relief et son soubassement structural, s'adapte aux dépressions synclinales, les vals. L'Ain tranche les chaînes par des cluses et dessine un tracé en baïonnette.

Le bassin, montagneux dans sa quasi-totalité, se développe surtout dans des assises calcaires perméables, ce qui explique la manifestation de nombreux phénomènes karstiques : circulation souterraine, pertes, résurgences, dépressions fermées ou dolines. Cette perméabilité confère au régime une irrégularité ou une variabilité marquée - les pluies provoquent des réactions soudaines et brèves. La neige ne joue qu'un rôle secondaire dans l'alimentation du bassin, même si on peut parler de régime pluvio-nival. L'Ain est capable de crues violentes, 2 600 m³/s ont été enregistrés à Chazey-sur-Ain en 1926.

Le débit de l'Ain a été observé sur une période de 49 ans (1959-2007), à Chazey-sur-Ain, localité du département de l'Ain, située peu avant le confluent avec la Rhône[2]. A cet endroit le bassin versant de la rivière est de 3 630 km², soit sa quasi-totalité.

Le débit moyen interannuel ou module de la rivière à Chazey-sur-Ain est de 123 m³ par seconde.

L'Ain présente des fluctuations saisonnières de débit moyennes, avec des hautes eaux d'hiver-printemps faisant monter les débits mensuels moyens à un niveau compris entre 151 et 177 m³ par seconde, de novembre à avril inclus (maximum en décembre suivi d'un second maximum en février-mars). Les basses eaux se produisent en été, de juillet à début septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 45,7 m³ au mois d'août, niveau encore appréciable. Mais ces moyennes mensuelles cachent des oscillations périodiques plus importantes.

Le VCN3 peut chuter jusque 10 m³, en cas de période quinquennale sèche.

Ce sont surtout les crues qui peuvent être très importantes. Le débit instantané maximal a été de 1 910 m³ par seconde le 15 février 1990, tandis que le débit journalier maximal était de 1 770 m³ à la même date. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 920 et 1 200 m³ par seconde. Le QIX 10 est de 1 500 m³ par seconde et le QIX 20 de 1 700 m³. Quant au QIX 50, il est de 1 900 m³, soit plus que celui de l'Allier - 1 500 m³ en fin de parcours.

À titre de comparaison, le QIX 10 de la Marne à l'entrée de Paris vaut 510 m³ par seconde, tandis que son QIX 50 est de 650 m³. Le QIX 10 comme le QIX 50 de l'Ain, rivière de débit moyen équivalent, sont trois fois plus élevés que ceux de la Marne, alors que le bassin versant de cette dernière est trois fois plus étendu. La même comparaison avec la Seine à Alfortville nous donne pour cette dernière un QIX 10 de 1 200 m³ par seconde et un QIX 50 de 1 600 m³, soit des valeurs inférieures à celles de l'Ain, pour un bassin versant de la Seine huit fois plus étendu (30 800 km²) que celui de l'Ain (voir Débit de la Seine à Paris).

La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Ain est de 1 070 millimètres annuellement, ce qui est très élevé (trois fois plus que la moyenne d'ensemble de la France). Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à 33,8 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Ses affluents

Production hydro-électrique

De nombreux ouvrages ont été édifiés sur l'Ain et ses affluents pour produire de l'électricité ; ces barrages forment des lacs de retenue, parfois vastes comme celui de Vouglans. Ce dernier, mis en eau en 1968, est, avec son volume de plus de 600 millions de m3 d’eau et sa retenue de 35 kilomètres, le troisième plus important de France.

Liste des 5 principaux ouvrages avec leurs caractéristiques :

Nom de l'ouvrage

Mise en service

Volume utile

Puissance maximale

Production annuelle

Hauteur de l'ouvrage

Altitude

Vouglans

1968

420 Mm³

285 MW

180 GWh

110 m

430 - 320 m

Saut Mortier

1966

1.07 Mm³

44 MW

75 GWh

20 m

330 - 310 m

Coiselet

1970

3.7 Mm³

41 MW

110 GWh

20 m

300 - 280 m

Bolozon

1931

4.72 Mm³

23 MW

90 GWh

15 m

285 - 270 m

Allement

1960

3 Mm³

32 MW

110 GWh

30 m

275 - 250 m

Sources libres : Wipikédia