
Alors que le prix de l’énergie de cesse de flamber et que la menace de coupures électriques cet hiver se fait de plus en plus pressante, la municipalité des bords de l’Ain a décidé à compter du 1er janvier prochain de couper l’éclairage public. Sur tout son territoire, entre 23 h et 5 h du matin.
C’était déjà le cas depuis quelques temps sur tout le secteur du champ de foire de la cité des bords de l’Ain
Les habitants furent conviés avant que cette décision ne soit prise en conseil municipal, à une réunion publique pour être informés et échanger sur ce sujet.
Cette décision est essentiellement due pour réduire la facture énergétique de la commune.
Cela part déjà d’un bon sentiment et d’une bonne initiative qui sera peut-être suivie par d’autres communes environnantes. Et l’on est tous d’accord que si notre commune peut réduire ses factures en tous genres et donc par voie de conséquence nos impôts locaux on signe .
Mais sur le plan sécuritaire et sur le plan environnemental est-ce bien un décision judicieuse ?. Se retrouver totalement plongé dans le noir même si à ces heures-là il y a nettement moins de monde dans les rues et sur les routes pose tout de même question. Sur une route déserte en pleine nuit est plus sécurisant que traverser une commune totalement éteinte.
N’aurions-nous pas pu essayer dans un premier temps de laisser un lampadaire sur 2 ?. Là on va se retrouver qu’avec les feux tricolores pour ultime guidage du lieu où l’on se trouve. Si personne ne traverse en dehors des passages piétons cela ira bien mais le risque d’un accident n’est pas nul.
Je me suis posé cette question récemment lorsque je circulais en pleine nuit sur le boulevard Charles de Gaulle de Bourg en Bresse qui reste totalement éclairé la nuit. Malgré cet éclairage, un couple traversa en dehors d’un passage et je le vis à peine. Je n’ose imaginer cela dans la traversée d’une commune dans le noir complet. Sans compter que certains profitent de la nuit pour griller les feux rouges !.
Il se pose enfin la question de la sécurité : comment se guider et ne pas rater en marchant un trottoir; sans compter que les faits d’insécurité pourraient être amplifiés.
En conclusion si cette décision part d’une bonne intention, il n’en demeure pas moins que le gain pour la planète restera négligeable et qu’il pose des questions sécuritaires. Espérons qu’un bilan sera fait sur cette décision même si rien ne fut acté à ce sujet.
